Quand Besançon attendait un parc des sports

Les Sports Comtois d’août 1922

On trouve sur Gallica.bnf.fr, (référencés aussi sur memoirevive.besancon.fr) des exemplaires du périodique « les Sports Comtois » parus dans les années 1920. Ses rédacteurs souhaitaient ne laisser aucun sport à l’écart de leur intérêt, mais la liste commence par le cyclisme et l’on comprend pourquoi en lisant comme responsables  l’Union Vélocipédique de France, ligue de Franche-Comté avec la  Fédération française d’athlétisme. Des numéros de 1922 sont en ligne, celui d’août 1922 inspire ce billet.

A la une, le rédacteur qui signe le Binoclard se fait le porte-parole de nombreux Bisontins en réclamant un parc des sports digne de ce nom. Un comité réfléchissait à cette réalisation et à sa localisation. Les Prés-de-Vaux, déjà utilisés comme espace sportif, faisaient l’objet des discussions. Mais ils ne remplissaient pas les conditions les meilleures pour espérer y voir construit un parc important. Terrain encaissé au bord du Doubs, on aurait pu assister gratuitement aux épreuves sportives depuis les pentes des collines de la citadelle ou de Bregille qui surplombent.

Terrain inondable, menacé par les crues, souvent peu utilisable en hiver car trop bourbeux, les coûts des aménagements pour y remédier étaient dissuasifs. Les usagers considéraient aussi ce lieu trop éloigné d’une partie du centre ville.

Les premières discussions semblaient écarter l’idée d’un vélodrome et cela irritait le rédacteur.

Dès les années 1930, il exista un stade municipal et trois terrains de tennis  à la Gibelotte, préfigurant l’emplacement du futur complexe sportif Leo Lagrange. Ces terrains ne bénéficiaient pas d’aménagements spectaculaires. Des subventions de l’Etat  demandées par la municipalité  pour la construction d’un stade vélodrome furent accordées en mai 1936.

La construction du stade-vélodrome de la Gibelotte pouvait commencer. Le Front Populaire arrivait au pouvoir et le gouvernement allait disposer d’un sous-secrétaire d’Etat aux loisirs et aux sports, Léo Lagrange.
Le stade prit son nom par la suite.

Il fut inauguré les 8 et 9 juillet 1939.
Les bruits de bottes de l’Allemagne voisine inquiétaient déjà les participants.

Au début des années 1960, d’autres équipements sportifs faisaient l’objet d’un projet qui ne vit pas le jour. De part et d’autre du Fort Griffon, auraient été développés deux stades de foot ball entourés de pistes de course et de sauts (hauteur, longueur, perche), de quatre terrains de baskett et cinq de volley.

Des parkings et esplanades de foire occupent encore ces emplacements.

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