Adrien Simon Boy

 Le Petit Comtois du 22 juillet 1922 

Quelques jours après la fête nationale du 14 juillet, particulièrement impressionnante cette année et pleine d’émotion en son final musical avec la chanson France, paroles de Thierry Sforza, interprétée par Candice Parise, il m’est apparu  évident d’évoquer cette fête civique qui se déroula juste cent ans avant.

C’est un ancien sénateur de Haute-Saône, Charles Couyba, qui assura la tribune du Petit Comtois du 22 juillet 1922. Il relatait alors cette cérémonie patriotique tenue à Champlitte le 16 juillet précédent. Pour lui, l’occasion de rappeler qui était Adrien Simon Boy coïncidait avec sa volonté de magnifier les commémorations de la Révolution de 1789.

Cette manifestation à Champlitte s’appuyait sur les chants révolutionnaires de cet Hymne à la liberté qu’est « Veillons au salut de l’empire »,  écrit par Adrien Simon Boy, le « Chant de guerre pour l’Armée du Rhin », ou Marseillaise, de Rouget de Lisle, et « le Chant du Départ » dû à Marie Joseph Chénier,  frère D’André Chénier. Les deux premiers ont été conçus par des Comtois, Adrien Simon Boy né à Champlitte et Rouget de Lisle à Lons-le-Saunier. Ils composèrent leur chant patriotique dans la ville de Strasbourg, le premier en 1791 – il était alors chirurgien en chef de l’Armée du Rhin –  et le second en 1792 qui y exerçait comme officier du Génie.
Le chant de Boy commence par ces vers :


Veillons au salut de l’empire, (signifie la France)
Veillons au maintien de nos lois ;
Si le despotisme conspire,
Conspirons la perte des rois !
Liberté ! (bis) que tout mortel te rende hommage !
Tyrans, tremblez ! Vous allez expier vos forfaits !
Plutôt la mort que l’esclavage !
C’est la devise des Français.

Formules emphatiques, –  mais pas plus que celles du Chant du Départ ou de la Marseillaise, ces dernières ayant résisté au temps en devenant hymne national et en accompagnant tous les instants forts du pays depuis 1879 – contenues dans ces chants où résonnent Patrie, Justice et Liberté.
Voici les deux dernies couplets de l’hymne d’Adrien Simon Boy (le quatrième n’est peut-être pas de lui).

Du salut de notre patrie
Dépend celui de l’univers ;
Si jamais elle est asservie,
Tous les peuples sont dans les fers.
Liberté ! (bis) que tout mortel te rende hommage !
Tyrans, tremblez ! Vous allez expier vos forfaits !
Plutôt la mort que l’esclavage !
C’est la devise des Français.

Ennemis de la tyrannie,
Paraissez tous, armez vos bras.
Du fond de l’Europe avilie,
Marchez avec nous aux combats.
Liberté ! (bis) que ce nom sacré nous rallie.
Poursuivons les tyrans, punissons leurs forfaits !
Nous servons la même patrie :
Les hommes libres sont Français.

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