La chicorée à café…

… Ou la mise à profit de l’occupation des régions productrices…

Le Petit Comtois du 08 septembre 1915

08_09 chicoréeLe Petit Comtois du 08/09/1915 nous apprend que les coteaux de la vallée de la Loue ont tenté de développer une culture jusque là rare en Franche-Comté : la chicorée à café.

Pourquoi une telle tentative ?
Était-ce seulement pour remplacer la vigne en forte perte de vitesse dans cette vallée depuis les attaques du phylloxéra à la fin du XIXe siècle?

08_09 chicorée carte LerouxCertainement, mais ce sont les régions du Nord qui étaient traditionnellement productrices [C’est encore le cas aujourd’hui et la marque Leroux s’y approvisionne avant tout et torréfie les racines de ce végétal à Vieille-Église près de Saint-Omer avant de conditionner et empaqueter dans son usine d’Orchies cf. carte extraite du site de la firme Leroux].

Si ces régions n’avaient pas été occupées par les Allemands, réduisant fortement l’approvisionnement en chicorée, aurait-on essayé d’affronter la concurrence de producteurs habitués à cette culture et fournisseurs des torréfacteurs ?

La guerre et ses conséquences territoriales eurent des effets économiques inattendus.

Toutefois cette culture n’eut pas d’avenir dans la vallée de la Loue.

Le billet du 30 juin abordait un autre point de détail de ces conséquences économiques de la guerre : le diable est dans les détails

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