Besançon : l’obstacle des voies de chemin de fer pour accéder à Bregille

Le Petit Comtois du 29 octobre 1922

A Besançon, la mise en place de la voie ferrée vers la Suisse (1884-1885), par le quartier de la Mouillère représenta un obstacle à la circulation entre le quartier de Bregille et la ville centre. Et ce, d’autant plus qu’un espace d’entrepôts et de voies de garage jouxta cette gare, donnant une large emprise entre la rive droite du Doubs et le pied de la colline de Bregille.
 Pour atteindre le pont de Bregille qui relie à la ville, il fallait contourner cet espace ferroviaire. Aussi, dès la conception de la voie et de la gare, il y eut des projets de passerelles pour rendre plus direct le cheminement. Il nous en reste un dessin en perspective visible sur memoirevive.besancon.fr.


Une passerelle, au droit du pont, aurait abouti à la rue Fabre actuelle (chemin de Bregille sur le plan de 1926 ci-dessous) ; une autre, plus longue, se terminait au pied du chemin des Ragots et du chemin du Fort (noté chemin des Monts sur le plan ci-dessous).

Sur le document ci-dessus, à côté du titre, à gauche, un chiffrage de la dépense occasionnée laisse entendre qu’il faut choisir le plus direct… ou rien. Ce qui fut fait car la seule passerelle piétonne fut construite à côté du passage à niveau au bout de la rue des Fontenottes (voir plan et photo ci-dessous). Le coût rebuta les décideurs qui préférèrent ce passage avec rampes d’escaliers pour chevaucher la voie ferrée, passage pourtant incommode.

Vue de la passerelle aménagée peu après le funiculaire

En 1922, cette gêne pour les déplacements entre  Bregille et le reste de la ville persistait, en particulier au niveau du passage à niveau de la Mouillère, au bout de la rue des Fontenottes. Alors qu’il était question d’un pont passerelle pour franchir la voie ferrée, un groupe d’habitants de Bregille protesta contre le projet.

Celui-ci était visiblement mis en relation avec un lotissement alors en cours de développement sur le plateau de Bregille et lancé par la Société générale industrielle et foncière, entreprise parisienne dont M. Veil-Picard, créateur du funiculaire de Bregille, était alors un des associés. Ces Bregillots jugeaient ce projet mal venu et se disaient prêts à se contenter de barrières de passage à niveau oscillantes, permettant un passage gardé et sûr pour les piétons. Il faut savoir que jusque-là, de simples barrières interdisaient le passage sur les voies ou ne le permettaient qu’aux risques des passants.

La photo ci-dessous en témoigne.

Longtemps, on accorda peu de facilités pour les piétons. Les déplacements à pieds étaient pourtant les plus nombreux et même si les distances restaient raisonnables, l’extension de l’habitat éloignait de plus en plus le résident de son lieu de travail et de chalandises.


Plan pour localiser les projets de passerelles (en jaune A et B) non réalisés et le passage à niveau dont il est question comme de la passerelle-pont de la Mouillère.

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