Les Mauvillier, photographes à Besançon de 1883 aux années 1930

L’Eclair Comtois du 18 octobre 1922

Ce  court article de l’Éclair Comtois  attira mon attention sur un photographe bisontin, Pierre Emile MAUVILLIER (1852-1924) et son fils Jacques Eugène Marcel (1892-1960). Le rédacteur, M. Parcley, y présente une exposition dans la vitrine des Mauvillier, rue de la Préfecture, sur les artistes lyriques de Besançon.

Il apprécie le travail exposé, tant par la qualité des photographies que par la forme de leur présentation. La scène et l’avant-scène du théâtre ont été reproduites en maquette et les artistes lyriques sont en place dans un décor qui correspond à l’opérette la Mascotte.

Dans la vaste collection des photos Mauvillier mises en ligne sur memoirevive.besancon.fr, on retrouve l’intérêt porté par cette maison de photographes aux gens du théâtre de Besançon avec plusieurs cartes postales d’artistes locaux comme M. Michelin, ou Melle Lanoux et parfois toute l’équipe ainsi pour la saison théâtrale 1931-32.

Photo Mauvillier de la façade du théâtre avant 1914.
(Sur memoirevive.besancon.fr)

Les chanteurs de la saison 1922-1923 sont cités dans la Dépêche Républicaine du 4 octobre 1922. La liste de noms correspond peut-être aux portraits qui figuraient dans la vitrine Mauvillier en octobre 1922.

Memoirevive.besancon.fr et @BHartrig m’ont fait découvrir Victor Beckers (1830-1902), ami d’Alexandre Bertrand et le génial Jean-Nicolas Truchelut (1811-1890) qui eut une notoriété parisienne méritée.

Les Mauvillier, père et fils, tenaient boutique au 3-5 rue de la Préfecture (après-guerre elle fut nommée un temps rue Wilson). Emile avait repris la boutique de Louis Fragney, photographe à la même adresse de 1866 à 1883. D’après le site de Roger Chipaux sur les photographes de Besançon des origines aux années 1930, Jacques Eugène Mauvillier est à la tête de l’affaire en 1920. C’est donc à lui qu’est due cette exposition d’octobre 1922. Son père, Emile, mort en 1924, avait cédé l’activité  à son fils revenu de la guerre blessé et décoré.
            Eugène devait garder de la guerre des séquelles de blessure. Après un passage au 60e Régiment d’Infanterie, il avait rejoint l’Aviation en août 1916 ; observateur-photographe, lui et le pilote furent attaqués lors d’un vol le 19 septembre 1917 par quatre avions et, leur réservoir crevé, ils durent se poser derrière les lignes ennemies. Fait prisonnier, il tenta une évasion et un coup de crosse lui brisa le col du fémur. Rapatrié en décembre 1918, il sera réformé dès 1921 et souffrira de plus en plus de gênes fonctionnelles.

Roger Chipaux signale la location du fond à partir de 1946, mais Eugène ne vendit l’affaire qu’en 1955.

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