Une exposition Isenbart, peintre paysagiste –1846-1921 –

Diverses éditions de mars 1922 des Petit Comtois, Dépêche Républicaine et Eclair Comtois

Le décès d’Emile Isenbart, le 21 mars 1921, avait été l’occasion d’un billet pour présenter le personnage et son œuvre de paysagiste, pleine de finesse et de délicatesse.

Le 26 mars 1922 était inaugurée une exposition du peintre Isenbart. Le Petit Comtois, la Dépêche Républicaine et l’Eclair Comtois avaient tous trois annoncé l’évènement depuis le 15 mars. Il s’agissait d’une forme d’hommage à cet artiste mort l’année précédente.
L’installation en avait été faite au Casino des Bains-salins. Dans son édition du 25 mars, la Dépêche note que 200 œuvres étaient présentées, peintures et dessins, mises à disposition par la famille et par des propriétaires.

« C’est un enchantement : il y a là quelque deux cents toiles et études qui donnent une idée saisissante du labeur fécond et de l’ampleur et de la diversité de l’œuvre de celui qui fut un maître incontesté de la Peinture.
Quelques-unes sont récentes, d’autres plus anciennes ; dans toutes s’affirment cette sincérité et cette conviction qui furent parmi les plus belles qualités d’Isenbart. Son amour de la lumière et de la couleur, sa compréhension de la nature, tout cela traduit par un pinceau prestigieux, certes, mais avant tout probe et soucieux de la vérité.
Voici quelques coins du Midi, aux coloris chauds qui sont une fête pour les yeux ; quelques cartons rapportés de Suisse, montagnes largement brossées, eaux profondes des lacs ; une série d’études de Bretagne, Benodet, Douarnenez, Morgat, falaises sauvages et grandioses, mer furieuse ou paisible.

Voici surtout la Franche-Comté, cette Franche-Comté qu’Isenbart aimait tant et qu’il sut peindre mieux que tout autre !environs immédiats de Besançon, paysages familiers déjà vus et qu’on revoit toujours avec la même émotion : le Doubs, l’île des Moineaux ↓, la Malâte, et Beure au temps des cerisiers en fleurs, inondé de soleil. Puis des sous-bois, des sous-bois aérés où se jouent des flèches d’or.

Extrait de « Besançon et la Franche-Comté », notices historiques, scientifiques et économiques. Edité à Besançon en 1893, sur Gallica Bnf.

Voici enfin Plaimbois-du-Miroir, et la Combe du Bélieu, toute cette région des hauts plateaux où dans un ciel voilé d’automne traînent des brumes… toiles pleines d’une sévère beauté et d’une émouvante mélancolie ! C’est un enchantement ! […]

Il eut comme maître Paul Franceschi, et comme exemple Antonin Fanart qui avait un lien étroit avec le Petit Comtois dont il avait été un des républicains fondateurs. Influença-t-il Isenbart dans le domaine politique ? Certainement pas jusqu’à l’engagement, car celui-ci s’employa tout entier à son art, sans prendre parti politiquement. 

Bon chrétien, pratiquant, L’Eclair Comtois ne passa pas sous silence cette exposition, et confia la tâche d’honorer Isenbart à William Ritter, écrivain, critique et journaliste suisse. Ritter insiste sur sa modestie, sa formation autodidacte et son choix provincialiste, insistant sur la symbiose entre son œuvre et sa région.

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