Décès du dernier fondateur du Petit Comtois : Jean Millot (1843-1922)

Le Petit Comtois du 26 février et du 1er mars

Le 26 février 1922, le Petit Comtois est en deuil. Son « patron », Jean Millot est décédé la veille. Quelques années avant, la une du 20 mars 1919 à la mort de Jules Gros, rédacteur en chef, était à peu près semblable.
Avec lui, disparaissait le dernier des fondateurs de ce journal. La période triomphante du radicalisme politique, un état d’esprit militant républicain, respectueux de ses adversaires politiques – à l’exception des cléricaux pour lesquels le Petit Comtois professait un rejet intransigeant – restaient attaché, à Besançon, à cet homme et ses amis fondateurs.

Le journal concurrent de Besançon, la Dépêche Républicaine, rendit un hommage discret à Jean Millot en publiant son avis de décès et en faisant un rapide compte-rendu de ses obsèques.

L’Éclair Comtois fut d’une sobriété sèche avec quelques lignes de simples condoléances. Le défunt propriétaire du Petit Comtois restait l’adversaire anticlérical et le journal catholique ne pensait pas nécessaire de faire plus.

Le Petit Comtois consacre trois colonnes à la une le 1er mars au lendemain des obsèques.
L’avocat Julien Durand, devenu un des radicaux de premier plan à Besançon depuis sa candidature aux législatives de 1919, eut la charge du principal hommage.
Il rappela les origines modestes de Jean Millot. Fils de paysans comtois, celui-ci commença à 14 ans dans le métier d’imprimeur, chez Jacquin, au bas de l’échelle, continuant à s’instruire en autodidacte. Devenu contremaître, marié, il s’engagea dans la création du Petit Comtois en 1882 aux côtés de Jules Gros, du peintre Antonin Fanart et de quelques autres républicains qui tenaient à publier une feuille locale démocrate. Jean Millot et son frère apportèrent leur savoir technique d’imprimeurs. Ils devinrent propriétaires du journal par étapes et définitivement en 1903, développant aussi une imprimerie de renom.

En 1922, considéré encore comme le « patron », Jean a cependant déjà transmis la charge à ses deux fils. L’orateur rappela les qualités d’un travailleur acharné, aux convictions politiques bien ancrées.

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