Un don pour la Bibliothèque de Besançon…

… Qui permet ces lignes sur les Jouffroy d’Abbans
La Dépêche Républicaine du 15 février 1921

↑ On trouve cette inscription manuscrite au-dessous d’un dessin donné à la Bibliothèque Municipale par Mlle Marie de Jouffroy en février 1921.

Ce don fait l’objet du billet ci-contre de la Dépêche Républicaine qui trouvait là l’occasion de rappeler qui fut Achille de Jouffroy (1785-1859), moins connu que son père Claude de Jouffroy d’Abbans (1751-1832), l’inventeur malheureux du bateau à vapeur. Marie, la donatrice, en était la petite fille et la fille d’Achille.

La Dépêche s’attarde sur les fonctions politiques en Italie  et de directeur de journaux qu’occupa le marquis après la Restauration de la monarchie française. Le journal ne dit rien de son activité comme soldat et ingénieur naval sous Napoléon, en Italie.
Monarchiste au service de la Restauration avec Louis XVIII et Charles X, il dirigea une presse conservatrice. 

Curieusement, il n’est fait aucune allusion aux activités qui rattachaient pleinement Achille à son père Claude. Ingénieur, comme lui, et certainement à cause de lui, il s’intéressa aussi aux bateaux à vapeur et aux chemins de fer et en publia ses connaissances et propositions.

Cet ouvrage est accessible sur Gallica.

Hormis des archives d’Achille de Jouffroy, l’article note le don d’un dessin au lavis : reconstitution de l’expérience authentique du premier bateau à vapeur d’après les gravures du temps. Ce dessin a été numérisé et peut être vu sur memoirevive.besancon.


Il représente l’expérience publique du pyroscaphe, à Lyon, le 15 juillet 1783 par Claude Jouffroy d’Abbans.

La Bibliothèque d’étude et de conservation a donc hérité, il y a cent ans, de documents des marquis de Jouffroy.
Même si la première expérience de Jouffroy d’Abbans eut lieu sur le Doubs à Baume-les-Dames, Besançon n’avait pas attendu ce généreux présent pour honorer Claude Jouffroy d’Abbans avec cette statue en bronze de 1884 qui se tenait sur la place Jouffroy et fondue parles Allemands pendant la deuxième guerre mondiale. Elle a trouvé sa copie en béton en 1946, visible le long du Doubs sur la promenade de l’Helvétie.

Depuis, une autre statue, de Pascal Coupot, a pris place en 2015, à niveau de passant, sur le pont Battant, devenant une œuvre vivante au gré des plaisantins qui la décorent selon l’actualité.

Image empruntée à Wikipédia

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