Malpropreté en ville. Besançon en 1920

La Dépêche Républicaine de Franche-Comté du 14 novembre 1920

Les crottes de chien demeurent un fléau des trottoirs des cités, dès qu’elles n’offrent pas la proximité d’un parc ou celle des rives herbeuses d’un cours d’eau. Besançon est pourtant bien dotée en espaces verts, mais aujourd’hui comme hier, le piéton inattentif risque de marcher dans la m… de chien. Les maîtres  demeurent nombreux à ne pas ramasser les déjections de leur toutou.  

C’était déjà la plainte formulée par un lecteur de la Dépêche Républicaine du 14/11/1920. Et son auteur compare Besançon aux villes du Midi, considérées comme particulièrement sales, pour les trouver tout de même plus avenantes à ce propos. Puis il évoque des villes de l’étranger –  Suisse ? Allemagne ?…  – dans lesquelles l’hygiène est exemplaire et la répression des malpropres sévère.

Ce bisontin habitait la boucle (centre ville), dans le quartier sud  puisqu’il cite les rues Nodier, Lecourbe et Président  Wilson (actuelle rue de la Préfecture). Il y déplore un manque d’éclairage public. Il fait aussi une remarque sur « les couloirs d’habitation servant de latrines ». Il est vrai que ces accès communs aux appartements d’immeubles disposaient d’une porte donnant sur la rue et alors rarement fermée à clef. Les noctambules les poussaient facilement pour se soulager à l’abri du regard, d’autant que l’éclairage faisait défaut ; cela au détriment des résidents.

Le Petit Comtois du 16 février 1914, avant guerre, signalait déjà la saleté des rues de la cité et un problème congruent : le manque de toilettes (urinoirs et water-closets). L’attrait touristique de la ville en pâtissait et, en 1920, alors que le temps de la guerre n’a pas permis d’aménagements pour l’hygiène publique, l’auteur de cette tribune pense aussi  à la réputation de Besançon auprès des étrangers.
Dans l’édition du 17 novembre du même journal, un autre lecteur abondait dans ce sens en soulignant l’état immonde (il parle de véritable cloaque) des fortifications entre Battant et la gare Viotte, de même que celui de la rue Proudhon, mal éclairée. Ces lecteurs attendaient de la municipalité des mesures de sévérité à l’encontre des fautifs.

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