Les Dubourg de Besançon

L’Éclair Comtois du 31 juillet 1920

Ce journal publie  l’avis de décès d’un industriel local, Henri DUBOURG (1872-1920). Membre d’une famille de notables de Besançon, il exerçait lui-même des responsabilités variées comme l’indique la liste figurant sur l’annonce. Gravement blessé le 13 juillet dans un accident de la route entre Arbois et Poligny, il succomba le 29 à l’âge de 48 ans.

Depuis 1914, il dirigeait la société  des automobiles Schneider, alors implantée avenue Fontaine-Argent. Elle avait été fondée par Théodore Schneider venu de Lyon s’installer à Besançon avec Louis Ravel, lui aussi constructeur automobile, venu de Neuilly. Les Automobiles Schneider datent de 1910 et elles furent une référence dans les voitures de course avant 1914.

Le père de Henri Dubourg, Nicolas-Paul Dubourg, avait été lui-même négociant et industriel à Besançon, président de la Chambre de commerce du Doubs et conseiller général. Il était décédé en 1905.

Henri Dubourg disparaissait à un moment où l’entreprise Schneider connaissait des difficultés de réadaptation après la période de guerre où il avait dû se tourner vers des véhicules utilitaires sans parvenir à assainir les finances de la firme.

Son frère, Maurice-Louis Dubourg, né en 1878, prêtre depuis 1909, avait participé activement à la guerre et s’y était comporté courageusement comme aumônier militaire et brancardier à la 95e Brigade. Blessé en 1915 à Notre-Dame-de-Lorette, il reçut la croix de guerre et la Légion d’Honneur.

Membre du Sillon de Marc Sangnier avant guerre, il multiplia par la suite ses engagements dans l’action catholique sociale en faveur de la jeunesse (club sportif Avant-Garde-de-la-Motte à Vesoul), des femmes et de la famille.

Il fut nommé évêque de Marseille en 1928 et devint archevêque de Besançon en 1936 jusqu’à sa mort en 1954. Il laissa l’image d’un prélat attentif aux changements de la société et son comportement vis-à-vis de l’occupant allemand durant la seconde guerre mondiale ne manqua pas de courage, et s’il ne condamna pas Pétain il ne voulut pas d’une politique cléricale revancharde (Joseph Pinard, 50 Chroniques d’histoire comtoise – Cêtre 2008).

L’histoire de Besançon a retenu le nom de Monseigneur Dubourg, mais c’est toute une famille qui contribua activement à la vie de la cité.

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