La diphtérie dans des écoles de Besançon

Le Petit Comtois du 06 décembre 1919

En décembre, cette maladie frappait les écoles maternelles des Chaprais, quartier jouxtant la vieille ville au nord-est, et les autorités réagissaient immédiatement par des mesures afin d’éviter la contagion.

La diphtérie ou angine couenneuse, ou croup, effrayait encore les familles en 1919 en raison de sa contagiosité et de ses effets mortels.

Avec les travaux de Pasteur, la vaccination était devenue une thérapie remarquable mais encore balbutiante. Pour la diphtérie, même si Behring et Roux, dès 1894 avaient trouvé le sérum nécessaire, il n’y avait pas encore de vaccin. La diphtérie sévissait donc encore et inquiétait et la sérothérapie ne faisait que commencer.

 C’est ainsi qu’en décembre 1919, les enfants concernés ne devaient plus être admis à l’école. Leur retour n’était possible qu’après examen bactériologique, désinfection de l’habitat et des fournitures scolaires.

Le bureau d’hygiène de la ville était chargé de suivre les cas. Un laboratoire départemental se chargeait des analyses.

Aujourd’hui, avec la vaccination obligatoire, la diphtérie n’est plus décelée en France métropolitaine depuis 1989, sauf quelques cas importés de Mayotte ou Madagascar.

Actuellement où la vaccination est parfois décriée, ses détracteurs devraient lire à quels risques et contraintes son absence soumettait encore les populations, il y a cent ans.

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