« La censure vient de trépasser…

…. que la terre lui soit lourde… »
Le Petit Comtois du 21 octobre 1919

Cette tribune du Petit Comtois du 21 octobre put réjouir tous les gens de presse qui la lurent. Un décret du 12 octobre avait annoncé la fin de la censure de la presse liée à l’état de  guerre. →

Dix jours après, Jean Valjean, un chroniqueur régulier du Petit Comtois, rédigeait ce plaisant article sur la mort de madame Anastasie.

Les cinq années de lecture de la presse du temps de guerre, prolongées jusqu’en octobre 1919) ont permis fréquemment de relever l’impact de cette censure sur les journaux de Besançon. L’Eclair Comtois comme le Petit Comtois furent touchés comme beaucoup d’autres. Le cinquième point du bilan de novembre 2018 résume rapidement ce que fut cette censure.

Et le moteur de recherche du blog donne une quinzaine d’articles à partir du mot censure.

Mais le rédacteur ne s’en prend pas spécialement aux coups de ciseaux de madame Anastasie qui coupaient des articles de presse. Il s’élève beaucoup plus contre le contrôle postal qui conduisit à des atteintes à la vie privée, à celle des idées politiques et au secret des affaires. De plus, cette administration qui employa des milliers de personnes se fit la réputation d’abriter des embusqués.

Quand on ajoute à ces personnes des défauts de malhonnêteté, de veulerie, voire de perversité, on comprend aisément le rejet manifesté à l’égard de ces censeurs et de l’institution qui les employait et les couvrait.

La censure ne disparaissait pas totalement, mais elle redevenait ce qu’elle avait été du temps de paix et depuis la loi sur la presse de 1881, c’est-à-dire une simple protection contre la diffamation et les provocations.

Aussi les derniers mots de Valjean sont-ils délectables : en guise d’oraison funèbre […] que la terre qui va couvrir les dépouilles de la défunte (la censure) lui soit lourde, si lourde qu’elle garde éternellement son immonde carcasse.

Mais la censure cinématographique, non seulement ne disparaissait pas, mais était dotée d’une institution attitrée.

Ce même mois, le 24, la loi de cessation des hostilités était votée par le Parlement, mettant un terme à l’état de guerre. Avec la ratification définitive des Traités en janvier 1920, le premier conflit mondial se terminait officiellement.
Les suites étaient d’importance et d’aucuns parlent de la guerre de la première moitié du XXe siècle en donnant la période 1914-1945.

le Rire du 25 octobre 1919 sur Gallica bnf

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