Accidentologie en 1919 (2)

Diverses éditions locales de Septembre et octobre 1919

Les violences et les accidents vus précédemment avaient un rapport direct avec la première guerre mondiale, en raison des armes provenant de ce conflit.
Dans une autre catégorie, les accidents de la route peuvent aussi être mis en relation partielle avec le conflit.

S’il n’y a pas encore beaucoup d’automobiles, leur nombre a progressé considérablement avec les véhicules militaires dont des quantités ont été vendues à des particuliers et des entreprises après le conflit. Ainsi, le matériel américain est venu s’ajouter aux véhicules réformés par l’armée française, comme lors de cette vente à l’Ecole Militaire le 10 mai 1919 ↓.

Dans les places militaires, comme Besançon, les automobiles, les camions ont de plus en plus utilisés les rues de la ville. Déjà pendant la guerre, les excès de vitesse et les imprudences des conducteurs (ou conductrices) posaient problème. Un billet de juillet 1917 les a évoqués.
Après-guerre, les plaintes pour conduite trop rapide et irrespectueuse des autres usagers sont fréquentes. Les jeunes chauffeurs de l’armée semblaient peu conscients des risques qu’ils faisaient courir aux passants.

En 1919, les règles de conduite étaient sans commune mesure avec celles d’aujoud’hui. Les exigences de sécurité, tant dans les organes techniques des véhicules que dans l’état des routes et de la signalisation ou vis-à-vis des usagers étaient réduites à peu de choses. Pour le conducteur, une simple capacité était demandée et elle était délivrée facilement ; il n’y eut de permis de conduire qu’en 1921.

Les accidents de la route forment désormais une véritable violence. Les villes, là où circulent le plus d’automobiles, sont les premières concernées, mais les campagnes ne sont pas exemptes et l’on y trouve aussi des familles endeuillées par ces drames de la route.

La prise de conscience existe, les demandes de sévérité à l’encontre des chauffards se lisent de temps à autre dans la presse.

On trouvera ci-dessous deux exemples et on peut en lire de nombreux autres dans divers journaux comme l’édition du Petit Comtois du 8 octobre qui signale deux accidents mortels par automobile, l’un à Montbéliard, l’autre à Lons-le-Saunier, deux villes moyennes. Les deux suivants ↓ concernent des lieux villageois.

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