Besançon : l’Éclair Comtois seul à s’intéresser à l’affaire LANDRU

L’Éclair Comtois du 17 au 30 avril 1919

À la mi-avril 1919, Henri LANDRU, triste sire dont le nom est encore connu de beaucoup de Français, cent ans après son arrestation, apparaissait pour la première fois dans la presse à la mi-avril 1919. Commençait alors, une des affaires les plus suivies, celle d’un serial killer hors du commun.

Dès le 15 avril, la presse parisienne s’empara du sujet et, à Besançon, l’Éclair Comtois y consacra un article plusieurs jours de suite à dater du 17.
Landru avait été arrêté le 12 avril. Le 17 avril, la rédaction reprenait en partie le titre du Figaro du 15 en prenant la référence à Barbe Bleue.

Les deux autres journaux de la ville, Petit Comtois et Dépêche Républicaine, ne consacraient pas une ligne à l’enquête de police durant tout ce mois d’avril. Journaux d’opinion, peut-être leurs rédactions estimèrent-elles que les temps étaient trop graves pour s’intéresser à ce type de faits divers, même exceptionnel. L’Éclair Comtois, lui aussi journal d’opinion,relaya les informations avec assiduité durant toute la deuxième moitié du mois.

Les articles de ce journal nous font comprendre l’essentiel de l’affaire. L’enquête ne laissa dans l’ombre que des détails et l’on connut très tôt ce dont on accusait Landru.

Les lieux des crimes étaient donnés et particulièrement la propriété de Gambais que le tueur avait louée avec l’identité de Georges Dupont (cf. ci-dessus ↑). Sa résidence à Paris, 76, rue Rochechouart était, elle aussi, évoquée avec la perquisition qui y eut lieu.

Des victimes sont déjà identifiées et nommées dans les journaux : Jeanne Cuchet et Berthe Héon apparaissent dans l’Eclair Comtois de ce mois-ci.

Les perquisitions donnaient lieu à des spéculations, mais les journalistes ne manquaient pas d’informations données par la police. De belles photos ont été réalisées à cette occasion et sont visibles sur Gallica Bnf. Ainsi lors de cette fouille à la recherche de corps dans la propriété de Gambais.

Inculpé le 28 avril d’assassinats, vols, complicité et recel, Landru rejoignait la liste des plus célèbres assassins. Son  procès se déroula du 7 au 30 novembre 1921. Condamné à mort, il fut guillotiné le 25 février 1922.

Si le Petit Comtois et la Dépêche Républicaine ignorèrent l’affaire quand elle éclata en avril 1919, ils ne manquèrent pas de suivre le procès. Chaque jour d’audience, du 8 au 30 novembre 1921, eut droit à la une et, bien sûr, l’Éclair Comtois fit de même. La presse de Besançon montra le même intérêt pour l’exécution du meurtrier.

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