importance des annonces immobilières dans les journaux

Divers Petit Comtois et Dépêche Républicaine de mars 1919

On remarque dans les éditions des journaux de Besançon, ce qui peut être repéré dans toute la presse depuis la fin de la guerre, à savoir la place tenue par les petites annonces de ventes immobilières.

Dès la une  de ces éditions du Petit Comtois elles occupent une colonne et les trois pages suivantes en sont remplies.
C’est le cas le dimanche 2 mars.

Le lendemain de guerre conduit à des changements de propriété en nombre. Les transferts de biens se multiplient.

A la campagne, les décès d’hommes ne permettent plus à certaines familles de tenir un train de cultures et d’élevage. En ville, des appartements et maisons en vente permettent à des veuves de faire face plus commodément à une baisse de revenus suite à la disparition d’un mari.

Evidemment le Petit Comtois n’était pas le seul journal local à consacrer tant de place aux ventes immobilières. Les  2 et 9 mars, on retrouvait ces annonces dans la Dépêche Républicaine et dans l’édition du dimanche 9 mars de ce journal, une foire franche à Germondans, petit village des bords de l’Ognon, aux confins du Doubs et de la Haute-Saône, est signalée.

Ces ventes de biens d’agriculteurs, dites franches, étaient habituelles dans le Doubs, elles permettaient d’échapper à certains frais notariés et de succession. Elles se passaient sur place, c’est-à-dire dans l’exploitation agricole où les acheteurs pouvaient voir le matériel et le cheptel mis en vente.  Dans le cas ci-contre, le cheptel est modeste, 2 vaches et quelques génisses, 2 chevaux ; le matériel de culture est varié, faucheuse, charrue, herses, voitures et divers outils et équipements de trait.

Le cas de cette foire à Germondans est directement en rapport avec le décès de Jules LORIOZ. Mobilisé dès le 1er août 1914, devenu caporal en juillet 1915, il fut tué le 17 juillet 1918 à 70 km de chez lui, sur le front alsacien, à Réchesy. Sa veuve, visiblement remariée car elle porte alors le nom de Macherey, ne pouvant profiter de l’héritage du défunt – son fils mineur, Louis-Eugène, dont elle était tutrice légale, en avait seul le bénéfice – décida de mettre en vente les biens de son mari décédé. Le fruit de cette vente devait profiter à Louis-Eugène et, le frère du défunt, oncle de l’enfant, devait veiller à ses intérêts puisqu’il est appelé à être présent à cette foire franche et désigné par l’expression « subrogé tuteur ».

L’Eclair Comtois, le dimanche 23 mars, publiait aussi deux pages d’annonces immobilières ; le 30 mars, le Petit Comtois leur accordait encore deux pleines pages (4 et 5). Et l’on retrouve souvent les mêmes d’un journal à l’autre.

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