Le retour du 60e Régiment d’Infanterie à Besançon

Petit Comtois, Éclair Comtois et Dépêche Républicaine du 10 au 14 mars

Le 60e Régiment d’Infanterie était  installé à Besançon depuis la fin du XIXe siècle. À partir de 1910, il occupa un ensemble de bâtiments de grande taille, les casernes Charmont, (aujourd’hui, ces casernes ont disparu pour laisser place à un éco-quartier en cours de construction). Couvrant plusieurs hectares à l’Ouest de la ville elles furent aussi nommées casernes Vauban.

Plan complété et cartes postales extraits de memoirevive.besancon.fr ↑ ↓ 

Depuis février 1919, les autorités municipales étaient averties du retour de ce régiment à son casernement. Le 13 mars eurent lieu les manifestations organisées pour le fêter : parade et revue à Chamars, remise de décorations, défilé dans les rues de la ville pavoisées, banquet de 1400 couverts pour les soldats à la caserne Charmont, réception à l’Hôtel de ville avec discours et soirée au théâtre de la ville. Ces manifestations eurent du succès car de nombreux magasins et ateliers avaient donné quartier libre à leurs employés.

Pour comprendre l’attachement de la ville au 60e, il ne suffit pas de présenter son casernement – impressionnantes constructions dans un quadrilatère de 200 à 300 m de côté – ni d’évoquer les manœuvres, parades et défilés qui animaient la vie de la cité. On l’appréhende mieux en reliant son Historique des batailles de 1914-1918 auxquelles il participa avec les pertes qu’il subit, en soulignant la place qui tinrent les Comtois et les Bisontins tout particulièrement.

Ainsi, le jour même où se déroulèrent ces fêtes, le 13 mars 1919, la mère d’un jeune caporal du 60e, Germain TORNO, faisait dire une messe en son honneur. Il avait disparu dans les combats de la bataille de la Marne, le 13 septembre 1914, près de Bouillancy. Il allait avoir 21 ans.

Ainsi, le jour même où se déroulèrent ces fêtes, le 13 mars 1919, la mère d’un jeune caporal du 60e, Germain TORNO, faisait dire une messe en son honneur. Il avait disparu dans les combats de la bataille de la Marne, le 13 septembre 1914, près de Bouillancy. Il allait avoir 21 ans.

Le tableau suivant reprend les dates et lieux des principaux combats menés par le 60e et le nombre de tués selon les principales provenances comtoises.

Un billet de la semaine prochaine résumera la Grande Guerre au niveau du 60e Régiment d’Infanterie en incluant les morts Comtois.
On peut lire l’essentiel de l’historique du régiment dans la Dépêche Républicaine du 11 mars 1919, en pages 1 et 2.

Une autre forme d’attachement des Bisontins au 60e se découvre dans les concerts de musique militaire animés par ce régiment. Leur reprise marqua un retour à la vie normale d’avant guerre.

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