Le martyrologe bisontin

L’Éclair Comtois du 2 au 22 février 1919

Sous ce titre religieux, l’Eclair Comtois rend hommage aux soldats de Besançon morts pour la France durant le conflit en publiant, dans plusieurs éditions de février, la liste de leurs noms. La rédaction précise que seuls les hommes dont les familles habitent encore la ville sont pris en compte ; les natifs installés ailleurs par la suite, n’ont pas été inclus à cette liste de 1377 noms (et 496 disparus).

L’édition du 2 février fournit les noms commençant par A et celle du 22 février, la dernière publication,  concerne les noms commençant par V, W, X et Z. Entre temps s’intercallent les listes des autres lettres de l’alphabet. Des listes de disparus sont éditées en mars dans le même journal, comme celle du jeudi 20.

Le livre d’or des habitants de Besançon morts pour la France, réalisé par la suite, donne 1531 noms pour la première guerre mondiale. Cette liste avait été arrêtée par la municipalité le 1er novembre 1924. Elle avait alors été reportée sur un parchemin ; scellé dans un étui métallique, celui-ci avait été enfermé dans l’urne qui occupait le sommet du monument aux morts. Il a été récupéré lors du déplacement récent, en 2012, et de la transformation du monument. Memoirevive.besancon.fr nous donne accès à ce document historique.

Plusieurs billets de ce blog ont porté sur quelques-uns des soldats énumérés sur cette longue liste.

Dans l’ordre alphabétique, ce fut le cas de BOUGEOT Myrtile, Lucifer, Vercingétorix. Le typographe du journal catholique a-t-il grincé des dents en composant le deuxième prénom de ce soldat ? Son ascendance, comme ses prénoms, le relient à son quartier de Battant qui fut aussi celui de Pierre Joseph Proudhon.

Palmyre Uldéric Alexis Cordier avait retenu l’attention, non pas pour ses deux premiers prénoms, inhabituels de nos jours, mais pour avoir été le premier  à figurer dans la presse locale comme victime de la guerre. Ses qualités de médecin major et de linguiste orientaliste lui valurent l’intérêt du Petit Comtois ; mais c’est aussi parce qu’il mourut à l’hôpital de Besançon que la presse put en parler.

Les pertes du 60e Régiment d’Infanterie, basé à Besançon, ont été évoquées lors des combats du Soissonnais, dans l’Aisne, du 12 au 15 janvier 1915. Le commandant Thibaulot y mourut avec plus d’une trentaine d’autres Bisontins.

Les frères Zorn, tués tous les deux dans la même bataille de Metzeral, en Alsace, le 14 juin 1915.
Leur famille constituée d’horlogers bisontins était tout à fait représentative de la ville industrieuse et dynamique.

Des centaines d’avis de décès de soldats bisontins ont occupé les journaux locaux à partir de décembre 1914 et ce, jusqu’en 1919.

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