La tribune du Petit Comtois du 17 octobre 1917 intégralement censurée

Elle était de Jules BLUZET et l’on n’est qu’à moitié étonné. En effet, ce rédacteur régulier du journal a déjà souffert fréquemment  des ciseaux de dame Anastasie.

À son habitude le chroniqueur Bluzet tempête. Petit Comtois du 6 juin 1917

Parler vrai ne plaît pas à la censure. Petit Comtois du 29 avril 1917

Disette ? Censure et contre-censure. Petits Comtois des 14 mars et 1er avril 1917

Une réaction contre la censure. Petits Comtois des 27 et 31 décembre 1916

Ce jour-là, c’est l’intégralité de la tribune qui disparaît. Et, dans les éditions des jours suivants, on ne trouve aucune allusion à ce qu’écrivait Jules BLUZET. La censure a triomphé. Habituellement, on trouvait quelques explications a posteriori. Si la citation d’Anatole France est adéquate (dire la vérité ! Tâche toujours ardue et rendue singulièrement difficile par le régime auquel nous sommes assujettis ), on comprend que les autorités eurent peur de la vérité selon Jules BLUZET.

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