Un Zeppelin bombarde Paris le 29 janvier 1916

Le Petit Comtois du 31 janvier 1916

29_01 Zeppelin 1Voici un épisode guerrier qui concerna directement la capitale et, de ce fait, agita l’opinion et la sphère politique au point de provoquer une discussion houleuse à l’Assemblée Nationale le 1er février suivant.

En effet, si un zeppelin pouvait impunément franchir les lignes de défense antiaérienne comme le fit celui-ci, et bombarder, les Parisiens, il y avait de quoi être inquiet.
Et pour cause, le bombardement fit des destructions, des morts et des blessés.

La ville avait déjà été attaquée en mars 1915, mais le bombardement de ce début d’année 1916 fut le plus important et le dernier si l’on considère que le retour d’un zeppelin le lendemain ne provoqua aucun dégat.

On trouve, sur Gallica Bnf, cette photo de destruction au Passage des Tourelles, dans le XXe arrondissement.29_01 Zeppelin photo

Voûte du métro effondrée (ci-dessous)29_01 Zeppelin photo2

Dessin d’un élève de l’École Alsacienne29_01 Zeppelin dessin

29_01 Zeppelin 2Le Petit Comtois, après avoir expliqué le retard de l’information, compose la planche de la une visiblement au fur et à mesure que parviennent des précisions. C’est comme cela que l’on trouve à quelques lignes les unes des autres des bilans différents et révisés à la hausse : on passe de 7 tués et 22 blessés à 16 et 32 puis 23 morts et 27 blessés.

29_01 Zeppelin impacts
Le bilan final sera de 26 morts et 32 blessés. Gérard Hartmann a donné la liste des lieux où les bombes tombèrent ce 29 janvier 1916.
La capitale était pourtant bien protégée et les projecteurs et stations d’alerte ne manquaient pas, de même que les batteries antiaériennes et les avions prêts à décoller comme ils le firent d’ailleurs la nuit du 29 au 30 janvier. Gallieni y veillait et avait tout intérêt, pour sa réputation, à ce que cela ne se répétât point.

L’Éclair Comtois imprimait cette photographie en une dans son édition du 3 février 191629_01 Zeppelin EC

Paris n’eut pas  à souffrir des raids de zeppelins autant que Londres.
La capitale anglaise était déjà un objectif en 1915 et le resta tout au long de 1916 jusqu’à ce que l’état-major allemand admette que les pertes en aérostiers dépassaient les pertes occasionnées aux Anglais.

Publicités

Répondre

Entrez vos coordonnées ci-dessous ou cliquez sur une icône pour vous connecter:

Logo WordPress.com

Vous commentez à l'aide de votre compte WordPress.com. Déconnexion /  Changer )

Photo Google

Vous commentez à l'aide de votre compte Google. Déconnexion /  Changer )

Image Twitter

Vous commentez à l'aide de votre compte Twitter. Déconnexion /  Changer )

Photo Facebook

Vous commentez à l'aide de votre compte Facebook. Déconnexion /  Changer )

Connexion à %s