Elles aussi pouvaient être tuées au front…

L’Éclair Comtois du 3 novembre 1915

03_11 EC Caillot_Sagot infirmièreL’Éclair Comtois apprend à ses lecteurs du 3/11/1915 la mort d’une infirmière, Mme Caillot-Sagot, tuée par un obus sur le front d’Alsace.

Il est vrai que l’on se représente plus souvent les infirmières à l’arrière dans les multiples ambulances et hôpitaux chargés des blessés.

Or, certaines d’entre elles se portaient volontaires pour le front, à leur risque et péril. En 1916, sera créé un corps d’infirmières volontaires, augmentant sensiblement leur nombre sur la ligne des combats.

Le Bien Public de Côte d’Or a déjà relaté la mort exemplaire de cette infirmière au front le 18 juillet 2014.

Voici ce qui y est écrit : Le Courrier de Saône-et-Loire du jeudi 28 octobre 1915 rapporte une nouvelle tragique : « Une infirmière meurt héroïquement. Mme Caillot-Sagot, 30 ans, infirmière volontaire, avait été citée à l’Ordre de l’armée pour le courage déployé dans une ambulance à proximité du front. Nous apprenons que l’héroïque jeune femme vient d’être frappée mortellement par un obus, alors qu’elle se trouvait au chevet des blessés, en Alsace reconquise. Cette mort glorieuse porte à quatre le nombre de ceux qui, dans cette famille, ont payé de leur vie, au cours de cette terrible guerre. Non seulement le mari de Mme Caillot-Sagot fut tué à l’ennemi, mais ses deux frères, l’un gendarme et l’autre sous-officier, sont tombés au champ d’honneur. Il ne reste plus à M. Sagot qu’un frère qui fait encore vaillamment son devoir sur le front. »

03_11Cavell infirmièreQuelques jours auparavant, Edith CAVELL, cette infirmière anglaise œuvrant à Bruxelles avait été jugée pour actes en faveur de l’ennemi par les Allemands, puis fusillée pour haute trahison. C’était le 12 octobre 1915. Son sort suscita une émotion considérable et des protestations internationales. Elle devint une héroïne et servit durablement la propagande anti-allemande.

Le site FIGHT THE GOOD FIGHT fournit une illustration de la notoriété de Nurse Edith Cavell .
Et Stéphanie Trouillard, sur France 24,
nous révèle les aspects de ce drame en 1915, et aujourd’hui où le rôle d’espionne d’Edith CAVELL semble attesté.
À Belfort, C. GRUDLER nous apprend qu’une statue a été inaugurée en son honneur en 1926 devant l’hôpital civil de cette cité.

Au cimetière militaire d’Étaples (62), place essentielle des armées britanniques pendant la Grande Guerre, on trouve cette pierre tombale d’une infirmière. (tweet du 26/10/2015)

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