Pendant la guerre, une masse de publications… sur la guerre…

Le Petit Comtois du 7 mai 1915

07 05 livres 5Depuis le début du conflit, la presse fournit une information abondante et plus ou moins censurée sur la guerre. Les journaux sont complétés par des revues et des brochures souvent illustrées. Ainsi le Petit Comtois a-t-il son supplément illustré hebdomadaire.

Mais il existe aussi des ouvrages qui, après 9 mois de conflit, essaient de présenter de façon synthétique diverses questions politiques ou militaires ayant trait au conflit et à ses conséquences.

07 05 livres 3La durée de la guerre demeurait une des préoccupations essentielles des lecteurs. On a vu comment l’Eclair Comtois essayait de persuader ses lecteurs d’une fin proche, pensant que cela stimulerait le nationalisme et réduirait les défaitistes au silence. Alors que le Petit Comtois se gardait de toute prospective incertaine, ne voulant pas décevoir, mais veillant à prôner l’endurance, la ténacité.

Quant à l’après-guerre, dès le lendemain de la bataille de la Marne, en septembre 1914, il occupa les esprits des politiques et de nombreux citoyens s’instaurant soudainement spécialistes de géopolitique, se targuaient de définir ce qu’il y aurait de mieux pour la France et ses alliés. Charles Beauquier se livra à cet exercice dans le Petit Comtois du 16 novembre 1914, Albert Mathiez et Théodore Rhuyssen en débattirent le même mois.

07 05 livres 2Les exactions allemandes, réelles ou supposées telles, nourrissaient le ressentiment vis à vis de l’ennemi et les États de l’Entente avaient publié dès la fin 1914 des rapports officiels des commissions chargées de recenser les actes commis par l’ennemi en violation du droit des gens. Nous dirions crimes de guerre aujourd’hui. L’Éclair Comtois en a assuré la publication étalée sur de nombreuses éditions, à partir du 10 janvier 1915, un peu comme un feuilleton. Et, dès février 1915, des Livres rouges sont en vente, présentant ces crimes allemands en Belgique et en France.

07 05 livres 1Toutes les publications ne consistaient pas en ouvrage épais et reliés. Des brochures permettaient de vendre des témoignages ou des transcriptions de conférences de spécialistes.  Albert Mathiez faisait référence à Besançon  par ses connaissances historiques et géopolitiques. Il écrivait régulièrement des articles de fond dans le Petit Comtois (cf. billet du 28 septembre). Depuis fin avril, un de ses textes sur la Serbie était mis en vente par le Petit Comtois.  Lui aussi, Charles Beauquier, avait fourni aux lecteurs   de ce même journal un article utile à la compréhension des Serbes, lui qui avait voyagé dans ce pays bien avant la guerre.

07 05 livres 4Les bombardements de la cathédrale de Reims par les Allemands ont créé une émotion profonde en France et la propagande s’en est emparé avec délectation. (cf. billet du 23 septembre) Et les éditeurs-imprimeurs ont vu l’intérêt de ces ouvrages.  La réclame de la brochure ci-contre appartient à une des nombreuses publications qui s’y rapportent ; 64 p éditées au début 1915 avec quatre planches et 51 illustrations.

On a fait de cette cathédrale bombardée une des références principales à la barbarie allemande.

En 1916, une bibliographie rémoise recensait sur 48 pages tout ce qui ce qui avait été publié à ce sujet. On compte alors plus de cent-cinquante livres, brochures ou articles de revues.

Ces cinq exemples pris dans les Petit Comtois du 6 au 8 mai 1915, illustrent l’abondance des publications sur la guerre. Beaucoup étaient partiales, nationalistes et propagandistes.
L’Éclair Comtois du 5 juin 1915 publiait une tribune sur l’abondance des publications et le souci de leur conservation.05_06_docu

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