Un croiseur français coulé par un sous-marin autrichien : le « Léon Gambetta »

L’Éclair Comtois du 30 avril 1915

30_04_1915_Gambetta photo 1914

Le Léon Gambetta lors de manœuvres navales en 1914 (source Gallica Bnf)

30_04_1915_Gambetta couléL’Adriatique était sous la surveillance de la flotte française et, depuis l’entrée en guerre, les navires autrichiens n’avaient pu en sortir.
Mais les sous-marins déjouaient cette surveillance et l’un deux réussit à couler ce croiseur-cuirassé français dans la nuit du 27 avril 1915.

30_04_1915_Gambetta coulé 2Parti de Cattaro, sur la côte bosniaque, au Nord du canal d’Otrante, l’U5  autrichien (et non U6 comme noté dans l’article) agit de nuit, vers une heure du matin le 27 avril.  Il envoya deux torpilles qui touchèrent le croiseur-cuirassé Léon Gambetta alors qu’il était en route vers Malte pour charbonner et passait à 15 miles (moins de 30 km) du talon de la botte italienne.  (Voir l’extrait d’une carte relief, ci-dessous, (source GallicaBnf) éditée en 1915 à Lausanne et Paris.30_04_1915_Gambetta carte

Le navire coula rapidement et peu de chaloupes furent mises à l’eau.
108 rescapés sur un seul canot prévu pour 50 hommes arrivèrent à Leuca et 29 autres furent sauvés le lendemain matin par la marine italienne. On dénombra 684 morts.
30_04_1915_EC Gambetta 01_05

La compassion des Italiens se traduisit nettement à l’égard des rescapés et lors des funérailles. L’entrée en guerre du pays aux côtés de la France n’était pas faite, mais on en approchait.

Rares étaient les matelots d’origine franc-comtoise, mais l’on en trouve quelques-uns parmi les victimes : un matelot de 3e classe sans spécialité, COLIN Désiré, originaire de Saint-Claude. Un deuxième maître mécanicien, GRADELER Émile, de Luxeuil. Un quartier-maître canonnier, MICHEL Alfred, de Saint-Amour dans le Jura.30_04_1915_Gambetta Fiches

Le récit de ce naufrage est détaillé sur amedenosmarins.fr

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2 commentaires sur “Un croiseur français coulé par un sous-marin autrichien : le « Léon Gambetta »

  1. Bonjour
    A la veille du 1er anniversaire… du centenaire : un nouveau marin disparu originaire du Jura :
    MICHEL, Alfred Alphonse, matelot de 1ère classe canonnier (437625) né le vingt un août mil huit cent quatre vingt huit à Saint-Amour (Jura) de Jean Marie et de Marie Louise Roussel, célibataire, domicilié à Saint-Amour.

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