La mort d’un petit soldat de 20 ans….

Le Petit Comtois. 04 janvier 1914 

04_01_1914 soldat mort

La remarque du Petit Comtois est pleine d’empathie pour ces soldats faisant leur service militaire. Elle se termine cependant par une appréciation trop optimiste. Le frère aîné du soldat défunt n’allait pas rentrer dans sa famille en raison de la déclaration de guerre d’août 1914, et ses chances de revoir sa famille étaient bien restreintes. On imagine sans peine la douleur des parents de cet appelé, et la crainte terrible qu’ils ressentirent pour l’aîné lors de la déclaration de guerre. Quelle rudesse que ce service militaire de deux ans, puis trois ans !

La ville de Besançon était une importante ville de garnison assurant le commandement du 7ème Corps d’armée (40 000 hommes répartis sur toute la Franche-Comté plus Remiremont et Géradmer), elle abritait plusieurs régiments…. On retrouve fréquemment, sur les pages de ce journal, les comptes-rendus des tribunaux, le conseil de guerre, et aussi le signalement des soldats morts d’accident ou de maladie. 04_01 froid sibérienCelui-ci est peut-être mort d’une grippe ou d’une pneumonie d’après la référence à la rigueur de l’hiver 1913-1914. Janvier fut particulièrement froid cette année-là.

Nous avons déjà dit ce que représentaient les deux régiments d’artillerie avec leurs chevaux, il faut y ajouter un régiment d’infanterie (le 60e, soit plus de 3000 hommes) et, partagés avec Remiremont les effectifs de deux Bataillons de chasseurs à pieds (5e et 15e), chacun comptant 1700 hommes dans 6 compagnies, dont j’ignore la répartition entre Besançon et Remiremont. Et le 7ème bataillon du génie.

En temps de guerre, s’ajoutaient les régiments de réserves : le 260e RI, le 54e régiment d’infanterie territoriale (chacun près de 2800 hommes), et les 45e et 55e bataillons de chasseurs à pieds pour partie à Remiremont.

PC 17_12_1913 adjudicationsPour Besançon, le rôle économique de la garnison était remarquable.    L’approvisionnement des troupes représentait un marché important. Pour preuve cette adjudication du 17 décembre 1913. Nous avons vu dans un précédent article ce qu’était l’adjudication des fumiers des écuries des régiments d’artillerie, à vendre. Nous voyons ci-contre les achats de foin, paille, avoine, sucre et orge pour les chevaux … avant qu’ils ne finissent en fumiers.

 

 

Le Petit comtois informait donc régulièrement sur la vie militaire à Besançon, importante ville d’état-major et de garnison

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