Quand le Petit Comtois honorait Antoine Parmentier…

Le Petit Comtois du 19 décembre 1913

PC_19_12_1913 portrait Parmentier… Il oubliait de signaler combien Besançon avait joué un rôle dans sa notoriété et plus particulièrement l’Académie des Sciences, des Belles-Lettres et des Arts de cette ville.

Parmentier est mort le 17 décembre 1813 et, pour le centenaire de sa disparition, le Petit Comtois lui rendait hommage. Aujourd’hui, c’est donc le bicentenaire de sa mort, lui dont le nom reste attaché à la pomme de terre, même s’il consacra sa vie à d’autres tâches que la promotion de ce tubercule.

En 2008, année mondiale de la pomme de terre, l’Université de Franche Comté donnait cet aperçu sur l’histoire de la pomme de terre dans la région :
http://www.univ-fcomte.fr/index.php?id=numero_7_13_1&art=86

Où l’on apprend que Parmentier n’était pas le premier à s’y intéresser dans cette province.

C’est en 1771 que Parmentier obtint le prix de l’Académie des Sciences, des Belles-Lettres et des Arts de Besançon pour avoir répondu au sujet qu’elle proposait :

le sujet traité par Parmentier

Quels seraient les végétaux qui pourraient suppléer en temps de disette à ceux que l’on emploie communément à la nourriture des hommes et quelle en devrait-être la préparation ?

Les archives numérisées de la ville de Besançon (memoirevive.besancon.fr) conservent un volume de mémoires de l’Académie pour 1771-1773. Ce volume contient le mémoire de Parmentier qui a été primé  en 1771 et les copies ci-dessus et ci-dessous en sont extraites.

Sa signature est accompagnée de cette phrase : De la cruelle faim le besoin consumant semble étouffer en nous tout autre sentiment.

signature de Parmentier

Argumentant sur la matière nutritive de la pomme de terre, il conclut son mémoire par ces mots :

« J’en ai donc fait des pains de bonne qualité, très nourrissant et je crois avoir par conséquent découvert dans des végétaux inconnus pour posséder la qualité nutritive, la vraie substance alimentaire. »

conclusion Parmentier

Après 1771, Parmentier continua à promouvoir la pomme de terre, mais c’est pendant les années difficiles de la Révolution que son usage se généralisera.

Pour le centenaire de sa mort, le Petit Comtois d’habitude si attentif à valoriser la Franche Comté et le Doubs, manqua quelque chose en se contentant d’évoquer une cérémonie à …Neuilly où la ville avait fait ériger une statue en l’honneur du savant, en 1888. C’est là, en 1786, que le roi lui permit d’ensemencer 2 ha en pommes de terre.

statue Neuilly

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